Fermer

Venin d'abeille



L'origine du venin

Le venin est secrété par les abeilles, reines et ouvrières, grâce à une glande de leur abdomen. Il est stocké dans des « réservoirs » à la base de l’abdomen reliés à un dard à la structure très élaborée. La reine s’en sert pour se débarrasser de ses rivales ; les ouvrières l’utilisent pour défendre la ruche contre des agresseurs, des gourmands ou des envahisseurs, comme les souris. Le dard de l’abeille ouvrière a des barbes et s’arrache après la piqûre, lorsque l’abeille s’envole, causant sa mort ; celui de la reine, lisse, ne s’accroche pas.

Les principaux composants du venin d'abeilles

  • L’hyaluronidase (enzyme) facilite la perméabilité des tissus, facteur de diffusion du venin, facilite les échanges entre la cellule et son milieu.
  • La phospholipase A2 (enzyme) provoque la réaction inflammatoire et la douleur autour de la piqûre.
  • La mellitine (peptide) est le principal responsable de la douleur et des états de choc par hémolyse (destruction de globules rouges), troubles respiratoires et blocage de l’influx nerveux. Elle stimule la sécrétion de cortisone qui est un puissant anti-inflammatoire. Elle libère de l’histamine, protège contre les radiations, empêche la coagulation sanguine (fluidifie le sang).
  • L’histamine (amine active) est responsable de la douleur et de l’inflammation. C’est un vasodilatateur qui facilite la perméabilité des vaisseaux sanguins.
  • L’apamine (peptide) est un antiinflammatoire, « antidote » de l’histamine, neuro-toxique, stimulant du système nerveux central (aide à lutter contre la sclérose en plaques), stimule la sécrétion de cortisone.
  • L’adolapine (peptide) est antiinflammatoire, antipyrétique et analgésique.
  • Le MCDP (peptide) est un puissant anti-inflammatoire (inhibiteur de prostaglandines), libérateur d’histamine, abaisse la tension artérielle.
  • La dopamine (amine active) est un neurotransmetteur, vasoconstricteur.
  • Le venin comporte aussi une quantité d’autres facteurs dont certains sont volatils et disparaissent très rapidement au contact de l’air.

À travers sa composition, on constate que le venin d’abeilles est un produit très actif qui peut à la fois jouer le rôle d’un poison ou d’un médicament.

Les piqûres d'abeilles

La piqûre d’abeille est douloureuse. Le venin d’abeilles provoque généralement une réaction normale : un « volcan » rouge – la papule – se forme à l’endroit de la piqûre avec des démangeaisons. La température du corps s’élève. Tout disparaît en quatre à trente-six heures.
L’apiculteur est piqué quotidiennement par les abeilles. La plupart des piqûres sont sans gravité. Une seule piqûre n’est pas dangereuse sauf chez les personnes allergiques (estimées à 2 % de la population). Il y a danger également en cas de piqûres multiples (plus de 20 piqûres par kilo de poids corporel). La mortalité est estimée à dix décès par an en France.
Il est donc indispensable :

  • de savoir comment éviter les piqûres d’abeilles
  • de savoir comment réagir en cas de piqûres
  • de connaître les effets bénéfiques du venin

Comment eviter de se faire piquer par les abeilles ?

Si on dérange les abeilles, elles se défendent et on peut être piqué contre son gré, plusieurs fois.
Pour ne pas être piqué par les abeilles ni par les guêpes, la première chose à faire est de ne pas les gêner dans leur travail ni les agresser :

  • ne jamais s’approcher d’une ruche ni d’un nid
  • ne jamais stationner devant l’entrée d’une ruche.

Quand vous êtes dans la campagne, portez des vêtements en coton ou en fibre naturelle. Mettez un chapeau ou une casquette pour éviter que les pattes des insectes se prennent dans vos cheveux. Ne marchez pas pieds nus ou en sandales dans les fleurs. Gardez votre odeur naturelle, évitez les parfums « artificiels ». Écoutez attentivement les bruits de bourdonnement mais ne vous agitez pas en gesticulant quand un insecte s’approche de vous : vous l’agressez ! En réaction, il vous piquera.

Première visite au rucher

Pour rendre visite aux abeilles, mettez une tenue en coton et un chapeau sur la tête. Recouvrez les parties poilues de votre corps. Si vous venez avec des cheveux noirs, un pull en laine marron et des jambes poilues, elles vont vous prendre pour un ours !
Alors habillez-vous en humain : jean ou pantalon de toile claire, vêtements en coton y compris les chaussettes – des vêtements propres mais sans odeur de lessive ou d’assouplissant. Toutes les odeurs même naturelles peuvent gêner les abeilles car cela interfère avec leur système d’information. Elles détectent les odeurs à 800 mètres. Restez discret. Ne portez pas de parfum : après-rasage, déodorant, eaux de toilettes et cosmétiques parfumés perturbent l’odorat ultra délicat des abeilles en quête de fleurs.
Votre haleine aussi compte : ne buvez pas de boisson forte.
Puis vient l’humeur, c’est bien cela le plus important : votre émotion du moment.

Comment réagir en cas de piqûre

Si malgré ces précautions, vous êtes piqué, gardez toujours votre calme. Appliquez une source de chaleur sur la zone de la piqûre pendant trois minutes : le venin est détruit à 60 °C. Un appareil aspirant le venin que l’on trouve couramment dans le commerce peut aussi être utilisé. Désinfectez localement avec de la propolis liquide, par exemple. La piqûre d’abeille est toujours douloureuse.
Mais la plupart du temps, elle est plutôt bénéfique. Si vous êtes piqué, considérez plutôt les effets positifs du venin : il stimule le système immunitaire et active la circulation sanguine. Pour savoir s’il s’agit d’une abeille, regardez si le dard est accroché sur la peau.
Si c’est le cas, enlevez-le rapidement avec l’ongle ou le bord d’une carte de crédit : grattez perpendiculairement à la peau.
S’il n’y a pas de dard, il peut s’agir d’une piqûre de guêpe

Guêpe ou Abeille

La guêpe comme l’abeille, le bourdon et le frelon, fait partie des hyménoptères, ordre d’insectes qui compte des centaines d’espèces différentes. Comme l’abeille, les autres hyménoptères n’attaquent que quand on les dérange et les agresse. Piquer est une défense pour eux.
Par opposition à un moustique qui se nourrit de sang. Seules les femelles piquent. L’aiguillon lisse de la guêpe ne reste pas fiché dans la peau quand elle pique. Elle ne meurt donc pas après la piqûre. La piqûre de guêpe n’est pas plus dangereuse qu’une piqûre d’abeille, elle est simplement plus fréquente : les guêpes, munies d’une langue plus courte, ne pouvant pas butiner les fleurs, recherchent souvent leur nourriture près des habitations et font leur nid sous les tuiles des toits.
Quand une guêpe vient près de vous, laissez-la prélever sa nourriture (melon, viande…) sans faire de grands gestes ou crier. Une fois qu’elle aura mangé, elle repartira. Ne laissez pas les aliments qui l’attirent dehors (miel, confiture, bière…) car d’autres guêpes viendraient.
La guêpe tout comme le frelon se nourrit de larves de mouche et d’autres insectes et joue donc un rôle très important dans l’écosystème. Les guêpes et les frelons ne doivent pas être détruits, nous en avons besoin. Ils font leur travail et on peut prendre le pari que le venin de guêpe et de frelon pourra rendre des services dans le domaine de la santé. Des recherches dont les résultats sont encore confidentiels sont déjà en cours sur ce sujet. Pour distinguer une guêpe d’une abeille, un moyen simple : chez la guêpe, vous pouvez observer sa très fine taille. Chezl’abeille, l’espace entre l’abdomen et le thorax est plus épais.

Le traitement désensibilisant

Ce traitement médical s’adresse aux sujets à risque, c’est-à-dire ayant déjà présenté une réaction sévère et ayant des tests positifs. La désensibilisation est réalisée de manière 100 % naturelle avec des doses progressives de venin d’abeille. La durée de la désensibilisation initiale est désormais courte. Le traitement d’entretien est de trois à cinq ans. L’efficacité en est prouvée.

Les propriétés du Venin

Le venin (par la mellitine et l’apamine qu’il contient) active la circulation du sang, régule la pression artérielle, assouplit les capillaires, favorise la fluidité du sang et augmente la production de globules rouges.
Il a une action anti-inflammatoire, principalement due à la mellitine, car il stimule la fabrication naturelle de cortisol, principal constituant de la cortisone (l’hormone la plus active des glandes surrénales).
D’autre part, certains constituants du venin interviennent dans la réduction de la perception de la douleur, un peu comme l’aspirine. Le venin diminue la douleur par sn action sur l’ensemble du système nerveux central et les fibres motrices. Il peut donc traiter les inflammations des articulations, des muscles et des tendons. Le venin d’abeilles est réputé en particulier pour soulager les douleurs rhumatismales (Docteur Forestier).
Le venin est bactéricide, bactériostatique, antifongique et antibiotique. Il active le système immunitaire.

L'utilisation du venin

La Bee Venom Therapy (BVT) est très utilisée depuis une dizaine d’années pour traiter la sclérose en plaques (40 000 à 60 000 patients chaque année) aux États-Unis et en Chine, où existent des cliniques d’apithérapie, et dans de nombreux autres pays, comme en Roumanie (voir p. 139, les résultats obtenus par le docteur Aosan).
Ce traitement fait l’objet d’études et d’expérimentations ; son mode d’action n’est pas encore vraiment élucidé.
On retrouvera dans les chapitres 4 et 6 toutes les possibilités d’utilisation du venin (cicatrices, etc.).

La récolte du Venin

Il existe plusieurs techniques pour récolter et utiliser le venin des abeilles.
Les méthodes par piqûres directes
Elles sont bien entendu réservées aux personnes testées comme non allergiques.

Les méthodes par piqûres directes

Elles sont bien entendu réservées aux personnes testées comme non allergiques.

Méthode « Pedro » de l’abeille vivante et du volcan

Des thérapeutes utilisent les abeilles vivantes en les appliquant soit à la main, soit à l’aide d’une pince. Pedro Perez Gomez, en Espagne, se sert des abeilles pour détecter les meilleurs endroits où piquer. En effet, il a remarqué que les abeilles trouvaient toutes seules les points d’acupuncture indiqués pour chaque personne. Elles semblent disposer d’un moyen de « lire » les méridiens et de repérer les noeuds énergétiques.
Le thérapeute étudie alors le « volcan » formé à l’endroit de la piqûre pour en savoir plus sur son patient. Malheureusement l’abeille meurt dans la plupart des cas.

Méthode "Hirofumi"

La méthode taïwanaise et japonaise consiste à arracher le dard et à l’appliquer rapidement sur une trentaine d’endroits variés du corps, y compris le visage, les pieds, les mains. La dose de venin est plus faible et se répartit sur une plus grande surface. De nombreux médecins et thérapeutes utilisent la technique Hirofumi en Amérique centrale et du Sud.
Cette méthode efficace nous semble assez brutale car elle mutile et tue une multitude d’abeilles.

Méthode douce et énergétique pour bénéficier de venin ultra frais sans tuer les abeilles

J’utilise ma propre méthode douce qui permet de préserver les abeilles et de bénéficier à la fois de venin ultra frais et du choix énergétique de l’abeille. La voici. Il vous faut :

  • la proximité d’un rucher ou quelques abeilles dans une petite boîte
  • une toile métallique aux mailles ultrafines de l’ordre de 0,1 mm ne laissant passer que le bout du dard de l’abeille et d’une surface de 1,5 cm sur 3 cm
  • un peu de miel
  • une petite assiette.

Étalez une cuillerée à café de miel dans l’assiette. Placez-la devant la ruche ou tout près d’un rucher. S’il fait froid, c’est plus compliqué car les abeilles ne sortent pas ; il faudra alors prélever des abeilles dans la ruche. C’est pourquoi, sauf nécessité, il est préférable de pratiquer quand il fait assez bon pour que les abeilles volent à l’extérieur.
Au bout de quelques minutes, plusieurs abeilles viennent pomper le miel dans l’assiette grâce à leur belle langue rouge.
Imprégnez légèrement de miel la pulpe de votre pouce et de votre index en les trempant dans le miel. Puis saisissez délicatement une abeille au niveau du thorax entre le pouce de l’index et appliquez-la sur la zone du corps à piquer en interposant la fine grille métallique entre la peau et l’abeille.
Dès que vous ressentez la douleur de la piqûre, comptez jusqu’à 25 puis écartez d’un mouvement doux, en même temps, la grille et l’abeille de la peau. Notre amie ailée peut s’envoler, son dard est intact.
Il faut se rendre chez des apiculteurs ou avoir ses propres ruches pour se faire piquer de cette manière.




Les méthodes indirectes

La récolte du venin par stimulation électrique

La récolte du venin peut se faire à l’aide d’un treillis souple électrifié placé sur la planche d’envol de la ruche. En passant dessus, les abeilles sont irritées et piquent sans perdre leur dard. Le venin est recueilli entre deux plaques de verre et immédiatement séché pour être conservé. Cette méthode rend les abeilles agressives, mais ne les tue pas. Elle permet de conserver du venin sec (alors appelé apitoxine) pour préparer des solutés injectables à l’usage des médecins. Cela permet de soulager des malades en toute saison : maladies rhumatoïdes, lombalgies, désensibilisation au venin ou autres pathologies.
Les injections se font en intramusculaire ou en intradermique. Dans certains pays, le venin sec peut aussi être mélangé à du miel ou dans une crème pour des préparations spécifiques.
En France, le venin d’abeilles est uniquement l’apanage des médecins (qui, d’ailleurs, l’utilisent peu par crainte des réactions allergiques et des chocs).

La méthode des abeilles mortes

Un apiculteur chilien qui habitait loin de tout et n’avait pas beaucoup de moyens a raconté comment il s’était soigné à la fois d’une douleur au genou et d’une allergie au venin d’abeilles. Tous les jours, il allait au rucher et ramassait une abeille fraîchement morte comme on en trouve toujours quelques-unes devant une ruche. Il se frottait quelques instants le genou. Au bout de trois mois, son genou allait bien et il était complètement guéri de son allergie. Ceci peut sembler anecdotique, mais montre bien que l’apithérapie est une médecine de bon sens simple et peu coûteuse. Et que l’abeille entière est bénéfique, pas seulement son dard.

Les hautes dilutions

L’avantage de cette méthode, c’est qu’elle peut être utilisée en toute sécurité par tous à tout âge, y compris par les personnes allergiques au venin d’abeilles. Elle peut même les désensibiliser.

Le traitement homéopathique

Apis mellifica est un médicament homéopathique très connu, préparé à partir de l’abeille entière avec son dard et sa poche à venin. Dans la discipline homéopathique, les médicaments sont prescrits à des personnes qui ont des symptômes similaires à ceux provoqués par la matière première du médicament. Dans le cas d’apis mellifica, il est utilisé pour traiter les oedèmes et tous les symptômes qui rappellent ceux qui se produisent quand on est piqué par une abeille : oedèmes de toutes sortes sans soif, fièvre sans soif, piqûres d’insectes (abeille, guêpe, frelon), enflement rosé des muqueuses, muqueuses chaudes, douleur brûlante en épingle et endolorissement, réactions allergiques, symptômes allergiques, oedème allergique, manifestations allergiques dues aux piqûres d’hyménoptères, oedème allergique au venin d’abeille, aux fruits, aux allergènes en général, oedème de Quincke avec gonflement spectaculaire du visage et de la gorge obstruant la respiration.

Un autre médicament homéopathique est préparé à base de venin uniquement : c’est apium virus. Ses indications sont similaires et son effet semble supérieur

L’élixir de la ruche « Venin d’abeille »

L’élixir de la ruche « Venin » est, de même, une haute dilution de dards d’abeilles replacé à plusieurs reprises dans la ruche lors de sa préparation. Il est utilisé pour reconnaître et transformer le sentiment de colère, l’accepter et éviter qu’il se retourne contre nous-mêmes. L’élixir « Venin » permet de reconnaître la colère comme instinct de conservation et, une fois acceptée, de passer à autre chose. De nombreuses personnes réprouvent leurs propres sentiments. L’élixir « Venin » est recommandé en cas de besoin constant de pleurer sans raison apparente, de tristesse irritable. Il peut être utile en cas de deuil, de conduite autodestructive (addiction à l’alcool, au tabac, à une drogue, mise en danger de soi-même par des comportements à risque comme la vitesse au volant).

Textes extraits du livre "l'apithérapie" de Catherine Flurin aux éditions Eyrolles



  • Livraison rapide

  • Paiements sécurisés

  • Livraison et retour garantis

Copyright © 2018 Ballot-Flurin. All rights reserved.