Vous avez peut-être déjà entendu parler du Yoga des Abeilles — mais savez-vous vraiment ce que c’est ? On fait le point avec Jessie, experte en apithérapie et Apiculture Douce® chez Ballot-Flurin, qui pratique et fait vivre cette expérience depuis plusieurs années.
Ballot-Flurin, une entreprise née de l’abeille
Ballot-Flurin est une entreprise familiale née dans les Pyrénées il y a plus de 40 ans, autour de Catherine Flurin, apicultrice et fondatrice. Apiculteurs, créateurs et fabricants, nous concevons des préparations de santé, de beauté et d’hygiène à partir de matières apicoles :
- le miel
- la propolis
- la gelée royale
- la cire
L’abeille est le point de départ de tout ce que nous faisons, et de l’ensemble de nos quelque 70 métiers.
L’Apiculture Douce®, une autre manière de travailler avec les abeilles
Catherine Flurin a développé l’Apiculture Douce®, une approche qui va plus loin que l’apiculture biologique en intégrant pleinement le bien-être de l’abeille. Il s’agit d’observer les abeilles, de respecter leur rythme naturel et d’adapter les pratiques à leurs besoins plutôt que de leur imposer systématiquement les nôtres — loin de toute logique productiviste.
Cette exigence permet d’obtenir des matières apicoles d’une grande pureté, à la base de la qualité des préparations Ballot-Flurin. C’est toute la philosophie de Catherine : s’inspirer des abeilles et essayer, comme elles, de faire de l’or sans rien détruire.

Le Yoga des Abeilles, une initiation à l’Apiculture Douce
Le Yoga des Abeilles est justement l’une des meilleures façons de comprendre concrètement cette philosophie. On entre dans le rucher en vêtements de tous les jours, sans combinaison, sans voile, sans enfumoir, pour apprendre à observer les abeilles, comprendre leur comportement et adapter le nôtre au leur.
Le mot « yoga » signifie l’idée de lien, d’union — c’est exactement l’objectif : remettre les humains en lien avec le peuple des abeilles.
Une pratique déjà bien ancrée chez Ballot-Flurin
Cette pratique fait partie de la culture Ballot-Flurin depuis de nombreuses années, et elle est même proposée à chaque nouveau collaborateur qui rejoint la Ruche. Jessie elle-même y a participé plusieurs fois, notamment en 2016 avec ses deux fils, alors enfants.

« C’est une expérience dont je peux parler aussi personnellement, parce que je l’ai réellement vécue. »
Se préparer, avant tout
Une colonie peut compter plusieurs dizaines de milliers d’abeilles, et un rucher comme celui du Cambasque peut en réunir plusieurs millions. De quoi impressionner — mais l’accompagnement est justement pensé pour désamorcer cette appréhension, à travers plusieurs types d’exercices :
- respiration
- relaxation
- méditation
- lâcher-prise
Ces exercices permettent d’amener progressivement les participants vers un état d’esprit calme et serein.
« Le but n’est absolument pas de réaliser un exploit ou de prouver qu’on n’a pas peur, précise Jessie. Au contraire, on apprend à ralentir, à observer, à écouter ce qui se passe autour de soi. Et chacun va à son rythme… mais surtout au rythme des abeilles. »
Le contact avec les abeilles
Lorsque les participants le souhaitent, un peu de miel ou d’eau miellée déposé sur la peau — mains, jambes, parfois jusqu’au visage — attire naturellement les abeilles, qui peuvent venir s’y poser par dizaines, voire par centaines. Rien n’est obligatoire : chacun choisit jusqu’où il souhaite aller.

« Ce qui est très particulier, ce sont leurs vibrations, raconte Jessie. C’est difficile à expliquer tant qu’on ne l’a pas vécu : on ressent sur la peau toutes ces petites vibrations, et cela procure une sensation extrêmement relaxante et apaisante. »
Une parenthèse de reconnexion
« Pendant quelques heures, on se coupe des écrans, du téléphone, de toutes les sollicitations, confie Jessie. Il n’y a plus que vous, la nature, le rucher et les abeilles. C’est un moment de reconnexion à la nature, mais aussi, quelque part, de reconnexion à soi-même. »
En résumé
Chez Ballot-Flurin, tout commence par l’abeille. Le Yoga des Abeilles permet de revenir à cette origine : créer un lien avec elle, apprendre à respecter son rythme, et peut-être s’inspirer un peu de sa façon d’être au monde — car c’est ce que Catherine transmet depuis plus de 40 ans : essayer, comme les abeilles, de faire de l’or sans rien détruire.